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Ils racontent...
Témoignages des soignants

" Est-ce bien raisonnable, des clowns dans un hôpital ? Ca dérange, ça crie, ça bouscule, ça glisse sur le sol mouillé, ça interpelle les soignants débordés… qui n’ont pas le temps !
Justement ! Le temps du clown est celui de l’enfant : cet instant fulgurant d’une émotion, d’une peur, d’un éclat de rire, d’une surprise qui jaillit dans le temps de l’hôpital, du soin, de l’attente, de l’inquiétude. Ces « éclats de vie », gratuits, inutiles, futiles, inattendu, que les clowns nous ré-apprennent à goûter, par un rire, une chanson, une musique… un cri !
Au nom de tous les enfants, merci à chacun de vous, amis et comédiens de Vivre aux Eclats !
"

Vincent des Portes, chef du service de neurologie pédiatrique, Hôpital Femme-Mère-Enfant


" Les artistes bien souvent nous dérangent, toujours pour nous trop étranges. En costume, le clown aurait des droits que les enfants n'ont pas... Quel est donc ce pouvoir de dérision permis par la transformation ? Ce droit à la "bêtise" qui attire tant de convoitises... Perdure-t-il une fois la tombée du nez rouge ? Quel artiste devient Josiane, Bertille, Kristine ? Qui y-a t-il derrière Gustina, Zoé , Pyrus ou Professeur Hopopop ? Les hommes peuvent-ils devenir des femmes, les adultes des enfants ?
Miroir des règles et de l’exception, source d'inspiration, les enfants ont compris et  concluent : "On vous a reconnu, vous êtes des Humains !"

Christelle OKMEKLER, directrice de l'IME Mathis Jeune à Vaugneray


" Quel grand moment d’émotion vous nous avez offert hier ! Visiblement le projet démarre très bien et en qualité ! Bons retours en réunion de synthèse cet après-midi même si certaines résidentes avaient montré une sorte de contre-coup… L’annonce d’autres séances pourra faire renaître l’attente et le désir !
Bons retours aussi de la psychologue ce soir qui a vu plusieurs résidentes.
L’une des sœurs dont j’ai toujours apprécié le bon sens et la philosophie m’a fait remarquer spontanément : « J’ai bien apprécié qu’ils ne portent pas de nez rouge ! ». Vous aviez vu très juste et c’est cette délicatesse dans l’approche, le respect et le souci du ressenti de l’autre qui fait l’un de vos points forts.
Bravo à toute l’équipe et merci pour la joie apportée, et à venir ! "

Laetitia Séris - Directrice EHPAD Thérèse Couderc


" Le petit Edouard dyalisé en attente de greffe, vient tous les mardis, le jour des clowns, le jour de ma consultation. Un jour il est greffé. Puis, je change mon jour de consultation du mardi pour le mercredi. Je continue de suivre la plupart de mes patients qui alors viennent le mercredi. Mais je ne vois plus Edouard. Un jour je le croise dans les couloirs et lui demande pourquoi il ne vient pas me voir le mercredi. Edouard me répond qu’il préfère les clowns au docteur Belot. Je comprends que tout ce qu’il y a autour des soins est extrêmement important. "

Alexandre Belot, pédiatre en rhumatologie à l’Hôpital Femme-Mère-Enfant


" Vous amenez beaucoup de gaieté et de créativité, un petit brin de folie dans notre monde difficile... "

Marie-Hélène, éducatrice


" Les clowns, c’est une respiration du côté de la vie, c’est voir la vie au-delà des machines. "

J-Louis, psychologue


" J’étais de passage à la Fougeraie, mardi 10 décembre, pour venir consulter un petit garçon. J’ai entendu de la guitare, aperçu deux silhouettes de clowns. En ramenant L. auprès des puéricultrices, j’ai suivi ces deux clowns (qu’ils me pardonnent, je ne connais pas leur nom) qui accompagnaient de leurs blagues et chansons une petite fille poussant son déambulateur. J’ai vu les sourires des enfants et, pour ceux qui n’ont même pas la possibilité de sourire, tout leur corps tendu vers ces deux personnages, absorbant de tous leurs sens la joie qui émanait d’eux, joie contagieuse, généreuse, qu’ils ont communiqué aux adultes présents alentour et dont j’ai fait partie. J’ai proposé que l’on prenne des photos tant le tableau que j’avais devant moi était émouvant. Je suis ressortie, sourire aux lèvres, le cœur ensoleillé. Je voulais dire merci à ces deux clowns, d’offrir à ces enfants, de m’avoir offert en ricochet, ce beau moment de pur bonheur. "

Une psychomotricienne de passage à la Fougeraie


" Le passage des clowns dans notre service, pendant les après-midi, est très agréable, d’autant plus que l’ensemblede l’équipe et des enfants sont bien disponibles. L’attention est meilleure et tous profitent d’un moment de relâche, de « laisser-aller », de rire, de détente. Les moments de musique et de chants sont très appréciés par tous et plus particulièrement par les enfants mal-voyants ou non-voyants. Les auxiliaires apprécient le fait que lesclowns s’adressent à chaque enfant et à chaque adultes. La répétition des prénoms apporte convivialité et chaleur à l’ambiance générale. "



" Personnellement, je redoutais la présence des clowns au moment des repas car à ce moment là car j’étais tendue et peu encline à sourire. Puis j’ai été séduite par leurs talents, dont la psychologie, car je pense qu’ils ont perçu mon état d’esprit, et grâce aussi aux réactions des enfants, mon stress a faibli. Le bénéfice est immédiat et prolongé par les échanges d’avis et d’émotions ressenties par les adultes présents. Ce jour là bingo ! Merci à eux. "

La Fougeraie


" La présence des clowns à la Maisonnée est inqualifiable, tant ils font renaître la joie dans ce lieu où la vie est tellement fragile et malmenée. Le grand bonheur exprimé dans les yeux d’un petit garçon lourdement polyhandicapé rayonnant au milieu des chants et des bulles de savons ; le rire d’un autre qualifié habituellement d’enfant plaintif ; des enfants au corps tourmenté se mettant à danser et la gaieté prenant le pas sur la souffrance. Que la vie est belle lorsque les clowns sont là ! Tout est transformé, on s’amuse, on fait la fête, on reprend de l’oxygène et la vie est plus légère. Merci les clowns, la gaieté aide à vivre et à lutter ! "

Assistante sociale de la Maisonnée


" Au Professeur Hopopop et Motsa, Il aura fallu laisser passer quelques jours, une bonne bouffée d’air et une grande respiration avant que je puisse rassembler mes idées et prendre mon stylo pour vous faire parvenir mes impressions sur cette journée bien particulière. Je connais si peu ces enfants, seulement une dizaine rencontrés depuis octobre, avec les enfants scolarisés, et en plus dans les locaux de l’école. Le samedi matin a donc été pour moi tout d’abord une plongée dans les services, la rencontre avec le personnel soignant, une relève qui vous bascule dans la réalité de vie de souffrance de ces enfants. Et puis, le nez rouge et hop « la vache » ça déménage et il faut suivre ! Je pense effectivement qu’il m’a été difficile de pénétrer dans les chambres le matin. Une impression de rentrer chez eux, dans leur univers, sans leur demander leur avis, et puis le sourire ou le regard des enfants vous y autorise. Puis comme eux, on se laisse guider, on rit, on joue, on est bien avec ces deux personnages. Votre présence dans ces lieux est évidemment un vrai bonheur pour les enfants, mais ce qui m’a le plus étonné, c’est la façon dont l’équipe soignante se livre, sur leur travail, leurs soucis d’équipe, abandonne toute notion de "hiérarchie" et accepte votre présence quelque peu "déstabilisante" pendant les soins, les repas... Une autre façon d’entrevoir l’hôpital, les soins, la maladie. C’est ce nez rouge qui pompe toute la souffrance physique et morale de ces enfants, et il me semble qu’il faut être bien "costaud" pour continuer à sourire quand le nez rouge est retiré. Je finirais juste par un grand merci et BRAVO à vous deux. Au plaisir de vous retrouver avec ou sans le nez pour parler de tout ça et chanter ensemble. "

Sylvie, intervenante musicale à la Maisonnée


" Des enfants à l’hôpital et l’histoire de clowns qui viennent les voir, bien décidés à leur apporter les remèdes que sont l’humour, la joie et le rire. L’envie de montrer le bienfait de ces remèdes m’intéressait ! Faire sentir à travers la photographie cet espace, ce temps suspendus où la maladie se fait plus douce, où le sourire l’emporte sur le handicap. Je me suis attaché à chercher dans l’expression des regards cette petite étincelle de joie qui éclaire un instant leurs visages. Traduire également l’émotion ressentie par le personnel soignant dans ces moments de bonheur. Le clown est un électron libre se défiant de la chose convenue, se jouant de nos certitudes. Et s’il y a un lieu où il a toute sa raison d’être c’est bien parmi ces enfants lourdement éprouvés où parfois la tristesse et le doute nous assaillent. "

Jean-Claude, photographe



" Un petit air de flûte, une note d’émerveillement, des caresses verbales et les petits pensionnaires oublient leur carapace de souffrance en fibre de verre. Le pouls s’affole, les petites mains s’agitent, les paupières s’ouvrent, les yeux brillent et cherchent les nez rouges. Une oreille sensible capte ces notes de musique enchanteresse et le sourire s’anime tout doucement jusqu’à ce que la joie éclate sur le visage. La légèreté de ce petit instant de bonheur est immense. "

Josiane, La Fougeraie



" Un jour quelqu’un m’a dit : De nos jours, on ne croit plus aux contes de fées ! Et bien, moi j’y crois, aujourd’hui plus que jamais...Et si cette même personne revient me dire que l’imaginaire est perdu, je lui dirais de venir lire dans les yeux des enfants qui vous aiment et que vous faites voyager plus loin dans les rêves, dans les rires ! Dans la vie ! Continuez, la dure réalité a besoin de doux imaginaires ! Mille mercis ! "

Gwenaëlle la Fée, stagiaire-éducatrice


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